Objectif Prioritaire L’emploi à TDF

Paris, le 11  mars 2014

La CFE-CGC doit être un interlocuteur incontournable à l’élaboration des solutions qui permettront à chaque salarié de trouver sa place dans une entreprise en perpétuelle évolution.

L’emploi demeure la préoccupation principale de tous les salariés. Nous n’échappons pas à la règle au regard de l’évolution des effectifs de TDF au cours des dernières années.

Chacun a pu s’en rendre compte dans son environnement de travail proche : il n’est pas un mois sans que l’on entende parler d’un collègue sur le départ.

depart fin pdvAinsi depuis la fin du PdV qui a vu, en 2010-2011, fondre les effectifs de plus de 500 salariés, les chiffres sont éloquents : nous sommes passés à TDF SA de 1.891 salariés au 31/12/2011 (source bilan social 2011) à 1.678 au 31/12/2013 (source CE du 12/02/2014), soit une baisse tendancielle de près de 100 salariés par an.

A qui profite cette contraction des effectifs ?

  • Pas aux clients qui ne cessent de se plaindre des délais toujours plus longs, d’une qualité de service en dégradation;
  • Pas aux salariés qui, devant réaliser le même travail avec moins de ressources, voient chaque jour leurs conditions de travail se dégrader.

actionnaires

Il faut donc plutôt aller voir du côté des actionnaires qui profitent à court terme de la contraction des coûts. Et tant pis pour le moyen et long terme… ils seront partis d’ici là !

La baisse des effectifs depuis Cap Numérique s’est accompagnée d’une refonte profonde des services et des méthodes de travail à TDF. Cette réorganisation du travail, pondu à coup de centaines de milliers d’euros par des consultants de « haut niveau », n’a pas eu que des conséquences heureuses, loin s’en faut.

On peut citer :

  • Une refonte des équipes terrain avec un isolement des techniciens ;
  • La suppression de toute activité de recherche ;
  • Une centralisation jacobine de nombreuses fonctions (planification, logistique, support…) source de nombreux dysfonctionnements ;
  • Des outils de télésurveillance et de télégestion des réseaux toujours moribonds ;
  • Des activités cruciales externalisées ;
  • Un management de terrain et intermédiaire sacrifié ;
  • A contrario, un top management pléthorique et sanctuarisé;
  • Avec à la clé, des « adaptations et « contre-adaptations » permanentes qui prouvent que l’on arrive au bout de l’exercice au regard des ressources disponibles dans l’entreprise.

Considérant cette organisation défaillante face à un niveau d’activités toujours soutenu, la CFE-CGC estime que nous nous approchons du seuil plancher en matière d’effectifs.  Le maintien de nos emplois constitue notre premier objectif. Par ailleurs, le CDI tel que nous le connaissons aujourd’hui doit rester la forme contractuelle privilégiée pour les salariés et que le recours aux CDD, à l’intérim et à toute forme d’emploi précaire soient strictement encadrés et contrôlés afin d’éviter que le salarié ne devienne la seule variable d’ajustement économique de TDF pour pallier à ses défaillances.

image cannela un ct pour quoi faire stoks opitions

Avec le lancement annoncé par le gouvernement du pacte de responsabilité, la CFE-CGC s’attachera à l’échelle de la branche et de notre entreprise à ce que les contreparties aux baisses de charge patronales, profitent réellement aux salariés à la fois en matière d’emploi et de pouvoir d’achat. Ainsi, nous nous battrons pour que le niveau de l’emploi reste à minima au niveau actuel, à savoir 1700 salariés, et que chaque départ, quelle qu’en soit la raison, donne lieu à une nouvelle embauche, prioritairement ciblée vers les candidats juniors.

Nous sommes toujours favorables à la négociation d’un accord de GPEC (Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences) digne de ce nom, sous réserve de privilégier au maximum le reclassement interne à TDF pour les métiers en déclin. Nous n’excluons pas le recours à la mobilité externe, mais suivant des modalités attractives et un périmètre qui doit être défini et quantifié sur les trois années à venir.

Une vraie GPEC est avant tout un outil d’anticipation qui peut, si l’on en fait un bon usage, concilier besoins de performance de l’entreprise et aspirations des salariés. Une vraie GPEC a en effet comme principaux objectifs : l’emploi pérenne dans l’entreprise, l’employabilité toujours plus grande des salariés dans et hors l’entreprise, la recherche permanente de solutions alternatives au licenciement en tenant compte de l’environnement socio-économique et technologique.

Dans le cadre d’une GPEC ou dans l’évolution quotidienne des métiers et des postes, la formation est l’outil primordial au regard du contexte d’évolution permanente de l’entreprise. La CFE CGC milite pour un droit à un projet professionnel pour tous (formations, VAE, évolutions et promotions) et plus particulièrement le droit à être accompagné et formé chaque année. Ce droit doit se concrétiser par un minimum de 3 jours de formation par salarié chaque année.

La CFE-CGC, un syndicat concret et  à vos côtés

Tract CGC 3 – Emploi à TDF_140311

About

View all posts by